La résolution émotionnelle

Notre corps est doté d’une ressource naturelle qui permet de faire disparaître les peurs.

Cette affirmation peut sembler étrange tant nous sommes habitués à penser que les peurs se situent dans le mental.

Gérer nos émotions, et si on faisait autrement ?

Un indice pourtant nous est donné non seulement par un grand nombre de disciplines, de traditions, mais encore par des travaux scientifiques. Tous vont dans le même sens : les émotions se manifestent et se gèrent dans le corps.

Nos pratiques habituelles (respiration, sport, méditation, relaxation…), même réputées et régulièrement répétées, ne suffisent pas toujours à bien les vivre. Elles permettent au mieux de les contrôler ou d’éviter leurs débordements, un certain temps, c’est à dire de les gérer.

Notre corps sait guérir nos émotions

Notre corps sait guérir nos blessures : il guérit la plaie par la cicatrisation, la fracture par la réduction… C’est une capacité organique et naturelle, que le corps sait faire seul.

Il agit de même avec les peurs et les émotions qui nous font souffrir : il dispose d’une capacité organique qui permet de les faire disparaître.
Comme pour les blessures, les effets sont durables et entiers (la plaie ne cicatrise pas à moitié).
Comme pour la plupart de nos blessures, notre corps efface la trace de nos anciennes difficultés. Nous en perdons la mémoire. Le dossier est classé, le contrat d’entretien résilié.
C’est cette capacité que nous appelons « résolution émotionnelle« .

Il arrive souvent qu’elle s’active naturellement à notre insu, et les témoignages sont nombreux de disparition définitive d’une phobie, d’une incapacité à faire quelque chose, d’une peur ou d’un comportement qui a changé…

Il arrive parfois qu’elle ne s’aboutisse pas.
Au fil de notre développement, nous avons mis en place un système de croyances et de comportements dans lequel notre mental est seul capable de gérer nos problèmes. Ce système court-circuite notre compétence corporelle innée de guérison. Tout se passe comme si nous vivions dans une galaxie gouvernée par ces croyances et ces stratégies d’évitement, devenues inconscientes, que sont les émotions. Nous ne laissons plus à notre corps l’occasion de résilier l’abonnement à l’émotion, de s’en débarrasser.
C’est pourquoi des inconforts et des difficultés émotionnelles nous poursuivent de manière souvent incompréhensible, et parfois augmentent.

C’est à ce moment là qu’il est utile d’apprendre à utiliser la résolution émotionnelle.

Les indications

La résolution émotionnelle permet d’agir sur les difficultés suivantes :

Les émotions, comme les peurs (de l’eau, du vide, du noir, du regard de l’autre, de passer des appels téléphoniques…), les phobies (hypocondrie, transports, animaux, claustro- et agoraphobie, phobies sociales et scolaires…), la honte, la culpabilité, le stress, la timidité, les crises d’angoisse ou de panique…

Les sentiments indésirables ou dont nous souffrons, comme la colère, la tristesse, la jalousie, la peur de l’abandon, les agacements, l’irritabilité..), les répulsions (dégoût, vertige, peur du contact…), ou les moments de stress ou de dépression…

Les pensées quand elles sont obsessionnelles ou indésirables, comme les ressassements, l’anxiété, l’ennui, la rancune, le manque de confiance en soi, le syndrome de l’imposteur, la vexation…

Les comportements, inadaptés ou qui nous gênent, comme les blocages, la perte de moyens ou de contrôle (violences, parole en public, phobie d’impulsions…), les évitements ou la fuite, la prise de contrôle ou l’hyperactivité, la procrastination, les larmes trop fréquentes, les addictions (boulimie, jeux, substances, sexe, dépendances affectives), les TOC et les TCA…

Les symptômes physiques, comme les douleurs (maux de ventre, de dos, de tête, tendinites), les sensations (vertige, nausée, éblouissement), les désordres (insomnies, tachycardies, extrasystoles, épilepsie, tétanie…), les productions (eczémas, écoulements…), les blocages physiques (impossibilité de déglutir ou d’uriner, fatigue invalidante, insomnies…)